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Les jeunes créateurs français en danger immédiat


La French Frashion Union (FFU), association récemment constituée de 7 000 jeunes créateurs tricolores, révèle que 41 % de ses adhérents n’ont pu prétendre aux aides de l’État depuis le début de la crise. A l’heure où 40 % souffrent de ruptures de stock, pas moins de 51 % des marques pensent rapidement mettre la clef sous la porte. “Une situation inédite et préoccupante pour l’avenir de la création mode française”, s’inquiète la FFU.

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L’enquête a été menée jusqu’au 15 mai auprès de quelque 300 créateurs. Il ressort que 54,3 % des jeunes marques ont pu maintenir leur activité durant la crise. Chez ces dernières uniquement, 20 % ont connu une contraction de plus de 70 % du chiffre d’affaires, contre 22 % déclarant des pertes de 50-70 %, et 21 % évoquant plutôt 30-40 %.

La moitié des sondés ont une activité wholesale. Parmi eux, pas moins de 60 % des marques indiquent avoir stoppé cette part de l’activité, tandis que 30 % relèvent que leurs commandes ont été très fortement impactées. Pour ne rien arranger, 50 % de ces marques concernées par le wholesale indiquent accuser des retards de paiement.

“Le digital semble être majoritairement adopté comme solution de croissance souple et à moindre risque, ce qui semble pertinent mais ralentira à coup sûr la progression de nos jeunes marques si elles doivent tirer un trait sur le potentiel de l’omnicanal pour se développer” déplore la French Fashion Union, qui pointe par ailleurs que “L’avenir est sombre à court terme pour la jeune création qui n’entre pas dans les cases des aides prévues par l’État.”

L’enquête montre en effet que 41 % du panel n’a pu bénéficier d’aucune aide de soutien. La plupart des aides reposant sur une perte de chiffre d’affaires par rapport à l’année 2019. Une barrière que la FFU juge peu compatible avec un domaine d’activité où les créateurs émergents passeraient en moyenne trois ans sans salaire.

Quelque 39 % des marques interrogées se déclarent éligibles au fonds de solidarité, tandis qu’elles sont seulement 7,6 % à se tourner vers des prêts garantis par l’État (PGE), et que 40 % affrontent des ruptures de stock liées à l’arrêt des ateliers et usines de confection. “Mais alors comment ces marques arriveront-elles à rattraper le retard accumulé et à donner des chances de survie à leur projet ?” s’interroge la FFU.

La veille, l’Institut Français de la Mode publiait ses chiffres de ventes de textile-habillement pour avril. Sans surprise, durant ce mois intégralement confiné, les ventes de mode se sont effondrées de 85,5 %. Une chute allant de 45,8 % pour les hypermarchés jusqu’à 100 % pour les indépendants, la hausse de 57 % ne freinant que très faiblement la chute.

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